La rigologie n’est pas du « rire forcé » : c’est une méthode ludique qui combine mouvement, respiration, jeux, expression corporelle et exercices de groupe pour relâcher la pression, retrouver de l’élan et créer du lien. Un atelier est très accessible et peut aider quand on traverse une période de fatigue morale ou de stress. Nous en avons testé un au Hasard Ludique.
L’essentiel à retenir : la rigologie est une pratique bien-être qui aide à lâcher prise, à stimuler la joie et à relâcher la charge mentale.
- Ce n’est pas du yoga du rire : la rigologie utilise plusieurs outils complémentaires.
- Un atelier dure en général 1h30 et se vit en solo, en binôme ou en groupe.
- Le cadre est bienveillant, même si vous venez seul et que vous ne connaissez personne.
- Les exercices sont concrets : mouvement, voix, jeu, respiration, détente.
- Il ne s’agit pas de « bien rire », mais de vous laisser porter.
Mis à jour le 12 octobre 2026
Comment se déroule un atelier de rigologie ?
Direction le Hasard Ludique, où Catherine, rigologue certifiée par l’Ecole Internationale du Rire et du Bonheur — pour ne pas dire rigolote — nous attend dans la salle prévue à cet effet un mardi tous les 15 jours (rythme à vérifier avant de vous déplacer). Réchauffée malgré les températures hivernales, elle organise son espace en chaussettes et en débardeur, en expliquant qu’après quelques minutes d’échauffement corporel, tout le monde quittera son pull. La précision peut sembler anecdotique, mais elle dit beaucoup de la méthode : on ne vient pas « consommer » un sourire, on entre dans une expérience où le corps participe pleinement.
Une douzaine de personnes arrivent. La majorité vient seule, mais beaucoup se connaissent déjà et font partie de ce que l’on pourrait appeler des « rieurs réguliers ». Si vous hésitez à venir parce que vous ne connaissez personne, vous serez probablement rassuré très vite : l’ambiance est pensée pour intégrer les nouveaux sans les mettre à l’écart.
Pourquoi reviennent-ils ? Pour rire, bien sûr, mais aussi pour créer du lien et se faire du bien dans une ville où les habitants ont la réputation de « faire tout le temps la gueule ». L’atelier de 1h30 commence donc dans une atmosphère bienveillante. Vous n’avez pas besoin d’être extraverti, drôle ou à l’aise en public pour participer : l’atelier est conçu pour faire tomber les tensions et remettre de la légèreté là où il y avait de la retenue.
Catherine instaure le cadre et les habitués intègrent volontiers les petits nouveaux. S’enchaînent de multiples exercices à réaliser seul, en binôme ou en groupe, et contre toute attente, rien à voir avec du « rire forcé ».
Quelle différence entre rigologie et yoga du rire ?
Catherine précise que le rire forcé relève davantage du yoga du rire, tandis que la rigologie rassemble différents outils pour cultiver sa joie de vivre, libérer ses émotions et s’épanouir de manière ludique. La nuance est importante : la rigologie ne consiste pas à rire artificiellement pendant tout l’atelier, mais à créer les conditions pour que le rire, le relâchement et le plaisir émergent naturellement.
On danse, on crie à gorge déployée, on joue, on se fait même des câlins, mais surtout on lâche prise. L’atelier ressemble à un sas de décompression : on arrive souvent chargé, tendu, parfois un peu fermé, et l’on repart plus léger, parfois étonné de l’effet. Certains se décrivent comme lessivés, d’autres ressortent reboostés comme jamais : la rigologie agit à la fois sur le corps, l’humeur et la relation aux autres.
Quels sont les bienfaits du rire ?
Saviez-vous que 7% des Français ne rient jamais et qu’en 1939, ils riaient en moyenne 19 minutes contre moins d’1 minute par jour dans les années 2000 ? Ces chiffres laissent pantois. Ils montrent que le rire n’est pas un simple « bonus sympa », mais un levier de mieux-être que l’on sous-estime souvent. En période de fatigue mentale, de stress ou de surcharge, il peut être une porte d’entrée simple pour retrouver un peu d’air sans tout révolutionner.
Le rire joue plusieurs rôles à la fois : il aide à libérer des hormones associées au bien-être, il agit comme un antidote naturel au stress et il stimule l’énergie. Cela ne veut pas dire qu’il « résout tout », mais qu’il peut changer votre état interne de manière rapide et tangible. Beaucoup de participants cherchent justement cela : pas une théorie du bonheur, mais un effet immédiat sur leur niveau de tension.
Plutôt que de chercher le souvenir de votre dernier fou rire, vous pouvez tester un atelier ludique. Le corps ne fait pas la différence entre un rire simulé et un rire spontané, du moins sur une partie des effets recherchés. Même si vous arrivez avec un peu de gêne, vous pouvez donc bénéficier du processus, y compris si vous pensez « ne pas savoir rire » ou « ne pas être du genre à vous lâcher ».
À la fin de la séance, lors d’une méditation du rire, les participants habitués arrivent parfois à rire — jusqu’aux larmes — sur commande. Les novices restent souvent dubitatifs au départ, puis se laissent porter parce que le rire est contagieux. Dans un groupe, l’énergie circule : vous n’avez pas besoin d’être le plus expressif pour profiter de l’ambiance. Il suffit souvent d’entrer dans le rythme et d’accepter de ne pas tout contrôler.
Que peut-on attendre concrètement d’un atelier de rigologie ?
Voici ce qu’un atelier de rigologie peut vous apporter :
- Un relâchement physique : après quelques minutes, les tensions corporelles diminuent souvent.
- Une respiration plus libre : les exercices aident à sortir d’une respiration courte et saccadée.
- Une meilleure connexion aux autres : le groupe facilite les échanges sans pression sociale.
- Une coupure mentale : vous sortez du flux des pensées et des obligations.
- Un regain d’énergie : beaucoup repartent plus légers, parfois étonnamment dynamisés.
Un atelier peut être utile même si vous ne traversez pas une grande détresse : il convient aussi pour prévenir l’épuisement, casser une routine pesante ou retrouver un peu de spontanéité. Quand on n’attend pas un « miracle », on observe parfois un vrai mieux-être.
Quelles erreurs éviter avant de participer ?
Quelques idées reçues peuvent vous freiner inutilement. La première consiste à croire qu’il faut être à l’aise, extraverti ou « drôle » pour participer. L’atelier est justement fait pour les personnes qui doutent, qui arrivent fatiguées ou qui ne savent pas trop à quoi s’attendre.
La deuxième erreur est de confondre rigologie et performance. Vous n’avez rien à réussir, rien à prouver, rien à « faire bien ». Si vous cherchez à contrôler chaque geste ou à vous juger en permanence, vous passez à côté de l’intérêt principal : le lâcher-prise. Les bénéfices arrivent généralement quand on accepte de jouer le jeu sans se surveiller.
Enfin, un atelier ne remplace pas un accompagnement médical ou psychologique si vous traversez une vraie souffrance. La rigologie est un outil de bien-être et de soutien émotionnel, pas une solution miracle ni un traitement. Elle peut compléter d’autres démarches.
À qui s’adresse ce type d’atelier ?
Ce format convient particulièrement si vous vous reconnaissez dans l’une de ces situations :
- vous vous sentez souvent tendu, fatigué ou sous pression ;
- vous voulez rencontrer des gens dans un cadre simple et bienveillant ;
- vous avez besoin de relâcher sans devoir parler de vous pendant des heures ;
- vous cherchez une activité différente, ludique et accessible ;
- vous voulez retrouver une forme de légèreté dans votre quotidien.
C’est une bonne option si vous préférez les expériences vécues aux discours abstraits. Vous venez, vous participez, vous observez ce que cela vous fait, puis vous décidez si vous avez envie de revenir. Aucune méthode compliquée ne vous enferme.
Les Ateliers de Cath sont à découvrir au Hasard Ludique 1 mardi sur 2. Si vous cherchez une parenthèse pour souffler, rire et vous reconnecter à quelque chose de plus léger, cette expérience mérite d’être testée au moins une fois. Vérifiez les dates avant de vous déplacer.

