Mis à jour le 13 octobre 2026
On ne parle pas ici de criminalité : les vols avec violence sont rares et Paris se visite sereinement, de jour comme de nuit dans le centre. On parle des petites escroqueries qui ciblent les visiteurs distraits et gâchent une après-midi ou une soirée. Les connaître suffit à ne pas se faire prendre. Ce guide, qui s’inscrit dans nos conseils pour préparer un séjour à Paris, recense les arnaques les plus fréquentes à Paris, lieu par lieu, avec le bon réflexe à chaque fois.
Les arnaques de rue les plus courantes à Paris
La fausse pétition
Une jeune personne vous tend une planchette et un stylo pour « signer une pétition » en faveur d’une cause. Pendant que vous lisez, un complice fouille votre sac, ou l’on vous réclame ensuite un « don » avec insistance. Lieux favoris : Louvre, Tuileries, Trocadéro, Champ-de-Mars. Réflexe : ne prenez jamais le stylo, continuez à marcher.
Le bracelet de Montmartre
Au pied du Sacré-Cœur, sur les escaliers ou près du funiculaire, un homme attrape votre poignet avec le sourire et y noue un bracelet de fils « porte-bonheur ». Une fois noué, il exige un paiement, parfois de façon agressive. Réflexe : gardez les mains dans les poches dans les escaliers et refusez tout contact ; passez par les rues latérales si le groupe est nombreux.
La bague en or
Quelqu’un se baisse devant vous, « trouve » une bague dorée et vous la propose en échange d’un petit billet, ou vous demande une récompense. La bague ne vaut rien. Lieux : quais de Seine, ponts, abords de Notre-Dame. Réflexe : un sourire, un non, on passe.
Le bonneteau
Trois gobelets, une bille, et une foule de « joueurs » qui gagnent à chaque coup : ce sont tous des complices. Vous, vous perdrez. On le rencontre sur le pont d’Iéna, aux abords de la Tour Eiffel et à Montmartre. Réflexe : ne vous arrêtez même pas pour regarder, c’est là que les pickpockets travaillent.
Dans le métro et le RER : les pickpockets
C’est de loin le risque le plus fréquent. Les pickpockets opèrent en petits groupes, sur les lignes touristiques (ligne 1, RER B vers l’aéroport, ligne 4 vers Montmartre) et dans les stations bondées : Châtelet, Gare du Nord, Barbès, Anvers. Techniques classiques : la bousculade à la fermeture des portes, le groupe qui « bloque » l’entrée de la rame pendant qu’un complice vide votre poche, la personne qui demande son chemin avec un plan déplié sur vos affaires. Réflexes : sac fermé devant vous, téléphone rangé avant de monter, portefeuille dans une poche intérieure, valise entre vos jambes, et méfiance quand une annonce sonore signale la présence de pickpockets, ils sont bel et bien là.
Aux aéroports et aux gares : faux taxis et faux « aides »
À Roissy-CDG et à Orly, des hommes abordent les voyageurs dans le hall des arrivées en proposant un « taxi » ou une « navette » : ils pratiquent des tarifs deux à cinq fois supérieurs au forfait légal, parfois sans assurance. Réflexe : suivez les panneaux « Taxis » jusqu’à la file officielle, ou commandez un VTC par application. Autre classique, devant les automates de billets à la Gare du Nord : une personne « serviable » vous aide à acheter vos tickets puis exige un pourboire, ou vous vend d’anciens tickets invalides. Achetez toujours vos titres aux guichets ou automates, ou dans l’application officielle.
Restaurants, bars et boutiques : les additions surprises
Les arnaques « légales » coûtent parfois plus cher que les vols. Les restaurants à menus photos et rabatteurs à l’entrée, près de Notre-Dame, de la Tour Eiffel ou sur la place du Tertre, servent souvent une cuisine médiocre à prix gonflés. Vérifiez que les prix sont affichés (c’est obligatoire) et que le service est compris (il l’est toujours en France). Dans certains bars de Pigalle, une invitation à « boire un verre » se termine par une addition astronomique : n’entrez pas dans un établissement où l’on vous racole. Au distributeur, cachez votre code et refusez toute aide ; privilégiez les DAB des banques aux distributeurs indépendants aux frais élevés. Ces dépenses évitables pèsent vite dans un séjour : nous en parlons aussi dans notre article sur le budget pour visiter Paris.
En ligne : faux billets et fausses locations
L’arnaque commence parfois avant le départ. Des sites imitant les monuments vendent des billets pour la Tour Eiffel, le Louvre ou Versailles à des prix bien supérieurs, ou des billets invalides. Achetez sur les sites officiels ou chez des revendeurs reconnus, et méfiez-vous des vendeurs de billets « sans attente » dans les files. Pour l’hébergement, ne payez jamais par virement hors plateforme un appartement « trop beau pour le prix », et vérifiez que l’adresse existe. Sur place, les faux guides qui proposent une visite « coupe-file » à l’entrée des monuments n’ont souvent aucun accès particulier. Quelques applications officielles aident à sécuriser vos achats et vos trajets ; nous les avons réunies dans notre sélection d’applications pratiques pour Paris.
Que faire si vous êtes victime ?
Pas de panique. En cas de vol de carte, faites opposition immédiatement auprès de votre banque. Pour les papiers d’identité, contactez votre consulat après avoir déclaré le vol. La plainte se dépose dans n’importe quel commissariat (le dépôt peut être préparé en ligne via la pré-plainte) ; c’est indispensable pour l’assurance. En cas d’urgence ou d’agression, adressez-vous aux agents de sécurité de la station ou à la police, présents en nombre dans les zones touristiques. Gardez une photocopie de votre passeport et une carte bancaire de secours à l’hôtel : la meilleure assurance contre une mauvaise journée.
Questions fréquentes
Sources
- Préfecture de police de Paris (conseils de prévention, dépôt de plainte).
- Paris Aéroport et RATP (taxis officiels, sécurité dans les transports).
- Office du tourisme de Paris.
Profitez de Paris l’esprit libre : tous les monuments, quartiers et itinéraires sont dans notre guide complet pour visiter Paris.
Conseils et informations pratiques donnés à titre indicatif : en cas de problème, adressez-vous aux services officiels (police, consulat, banque) et vérifiez les démarches en vigueur.

