Mis à jour le 13 octobre 2026
Monter à la Tour Eiffel, ce n’est pas seulement voir Paris d’en haut : c’est traverser la structure, sentir le vent au 2e étage et découvrir que le sommet est bien plus petit qu’on ne l’imagine. Cette montée est l’expérience numéro un de notre sélection sur les activités à faire à Paris. Voici comment la vivre au mieux, étage par étage.
Monter à la Tour Eiffel : escalier ou ascenseur ?
C’est la première décision, et elle change tout. L’escalier part du pilier sud et grimpe jusqu’au 2e étage : environ 700 marches en tout, avec une pause naturelle au 1er étage. Comptez une vingtaine de minutes de montée à un rythme tranquille. L’avantage est double : le billet est moins cher, et la file est presque toujours plus courte que celle des ascenseurs. Vous voyez aussi la structure de près, les rivets, les poutres, la ville qui se découvre palier après palier.
L’ascenseur, lui, est obligatoire pour le sommet et bien plus confortable avec de jeunes enfants, une poussette ou une mobilité réduite. Les cabines partent des piliers et montent en oblique le long de la structure, ce qui est déjà une petite attraction en soi. Beaucoup de visiteurs combinent : montée à pied jusqu’au 2e étage, puis billet complémentaire pour l’ascenseur du sommet. Ce billet « escalier + sommet » existe sur le site officiel et reste l’une des meilleures options pour éviter la grande file.
Ce qui vous attend à chaque étage
Le 1er étage
À 57 mètres, c’est l’étage souvent négligé, à tort. Son plancher de verre donne le vertige au-dessus du parvis, des panneaux expliquent l’histoire de la construction et il y a de l’espace pour s’asseoir. Si vous montez à pied, c’est l’endroit idéal pour reprendre votre souffle.
Le 2e étage
À 115 mètres, c’est pour nous la meilleure vue : assez haut pour embrasser tout Paris, assez proche pour reconnaître chaque monument, du Trocadéro aux Invalides, de la Défense à Montmartre. On y trouve des boutiques, un buffet et des lunettes d’observation. C’est aussi le point de départ des ascenseurs pour le sommet.
Le sommet
À 276 mètres, l’espace est réduit et souvent venteux. La vue porte loin par temps clair, mais les monuments deviennent minuscules. On y voit le bureau reconstitué de Gustave Eiffel et un bar à champagne. À faire au moins une fois, surtout si le ciel est dégagé ; par temps couvert, le 2e étage suffit largement.
Réserver son billet pour la montée
Les billets à créneau horaire sont vendus sur le site officiel de la tour, en général deux mois à l’avance. En été, en période de vacances scolaires et autour des fêtes, les créneaux pour le sommet partent en quelques jours : réservez dès que vos dates sont fixées. Trois grandes options : ascenseur 2e étage, ascenseur sommet, escalier 2e étage (avec ou sans complément sommet). Les tarifs varient selon l’âge et le mode d’accès ; vérifiez toujours les prix officiels à jour. Les visites guidées et les billets coupe-file vendus par des tiers permettent d’accéder à des créneaux quand le site officiel est complet, à un prix plus élevé. Si vous n’avez rien réservé, le guichet escalier reste la meilleure chance d’entrer sans trop attendre.
Comment y aller et par où entrer
Le plus simple en métro : Bir-Hakeim (ligne 6), à dix minutes à pied par le quai, ou Trocadéro (lignes 6 et 9) pour arriver par la vue carte postale et traverser le pont d’Iéna. Le RER C s’arrête à Champ de Mars-Tour Eiffel, au pied de la tour. L’accès à l’esplanade se fait par des contrôles de sécurité aux entrées vitrées, puis un second contrôle avant les piliers. Prévoyez 20 à 30 minutes pour ces passages en haute saison, en plus de votre créneau. Les sacs volumineux et les valises sont refusés.
Le meilleur moment pour monter
Deux créneaux sortent du lot. L’ouverture le matin, quand la lumière est douce et les files courtes. Et le coucher du soleil, pour voir la ville passer du jour à la nuit et assister au scintillement depuis l’intérieur de la tour, une expérience à part. Évitez les week-ends d’été en milieu de journée. Par grand vent ou en cas d’affluence, le sommet peut fermer temporairement : dans ce cas, le billet est en général remboursé pour la partie non effectuée, à vérifier sur place.
Pour prolonger la soirée, une croisière commentée sur la Seine embarque au pied de la tour, et le quartier de Pigalle n’est qu’à une demi-heure de métro pour une soirée au cabaret, comme on l’explique dans notre article sur le Moulin Rouge et les cabarets parisiens.
Les pièges à éviter
- Arriver sans réservation un samedi de juillet en début d’après-midi : vous perdrez des heures.
- Réserver le sommet sans regarder la météo : par brume ou nuages bas, la vue est nulle. Le 2e étage reste visible plus souvent.
- Oublier que les ascenseurs sont fermés au public entre le 2e étage et le sommet en cas de forte affluence ou de vent : gardez de la souplesse.
- Se tromper de file : les billets escalier et ascenseur n’utilisent pas les mêmes piliers, suivez la signalétique.
Si vous cherchez plutôt une fiche complète sur le monument, son histoire, ses horaires et sa visite dans son ensemble, consultez notre article pour visiter la Tour Eiffel. Ici, on s’est concentrés sur la montée elle-même.
Questions fréquentes
Sources
- Site officiel de la Tour Eiffel (billetterie, accès, hauteurs des étages).
- Office du tourisme de Paris.
Il ne reste plus qu’à choisir où dormir à Paris à deux pas du Champ-de-Mars pour monter à l’ouverture, avant la foule.
Tarifs, horaires et conditions d’accès donnés à titre indicatif : vérifiez les informations officielles à jour avant votre visite.

