Si tu cherches des adresses asiatiques à Paris qui sortent vraiment des cantines standardisées, tu es au bon endroit. Ici, on parle de lieux qui ne se contentent pas d’un décor “exotique” : ils proposent une cuisine pensée avec une vraie culture derrière, des plats emblématiques, des options végétariennes, et une expérience qui donne envie d’y retourner. Concrètement, ce guide t’aide à comprendre ce que tu vas trouver, à qui chaque adresse s’adresse, et comment choisir selon ton envie du moment : cuisine balinaise, K-food ou cuisine chinoise réinventée.
L’essentiel a retenir : trois adresses asiatiques se distinguent à Paris par leur identité forte, leur carte précise et leur ambiance soignée.
- Djawa mise sur une cuisine balinaise généreuse, parfumée et accessible.
- Sweetea’s propose une vraie expérience K-food, du bibimbap au bingsu.
- Double Dragon revisite la cuisine chinoise avec des plats à partager très travaillés.
- Chaque adresse a un ticket moyen différent, utile pour choisir selon ton budget.
- Les options végétariennes sont bien présentes, surtout chez Djawa et Sweetea’s.
- Ces restaurants conviennent autant à un déjeuner rapide qu’à un dîner entre amis.
Djawa : comme à Bali
Avec ses stores jaune soleil et sa terrasse, Djawa illumine le canal Saint-Martin de sa cuisine balinaise. Le concept, porté par Stéphanie Damdron, indonésienne d’origine, s’appuie sur 18 années passées à Djakarta et sur la cuisine de rue très populaire en Indonésie. Elle est associée à Frédéric Furman, et ensemble ils ont développé leur 5e restaurant à Paris. Dans les faits, ça donne une adresse qui évite les clichés faciles : on retrouve des touches asiatiques bien dosées, mais aussi une déco parisienne actuelle, avec céramique verte, bois brut et grandes tablées. Si tu es dans cette situation où tu veux manger “asiatique” sans tomber dans le décor caricatural, Djawa est typiquement le genre d’adresse qui rassure.
Dans l’assiette, le point fort, c’est la cuisine au wok. Les plats sont parfumés au lait de coco, à la citronnelle et au gingembre, donc avec des saveurs franches mais équilibrées. La spécialité à tester en priorité, c’est le nasi goreng, un grand classique de Bali, décliné ici avec de l’entrecôte ou du canard grillé. Tu peux aussi partir sur le bœuf rendang fondant aux 12 épices ou les traditionnels satays de poulet. Ce que cela change pour toi, c’est que tu n’as pas une carte “fourre-tout” : chaque plat a une vraie logique gustative, avec une identité lisible dès la première bouchée.
Autre point intéressant dans la pratique : tous les plats ont leur version végétarienne. Tu peux donc manger sur place avec un ami végétarien sans te poser de question. Les alternatives au tofu, au fruit du jacquier ou au tempeh sont bien pensées, et pas juste ajoutées pour cocher une case. Côté boisson, la sélection de jus de fruits frais change chaque jour, ce qui apporte un vrai plus si tu veux éviter les sodas classiques. Et pour finir, les desserts jouent la carte de la gourmandise : cookie à la feuille de pandan, tartelette à la mangue ou à l’avocat, sans oublier la bière Bintang, culte en Indonésie, pour prolonger l’ambiance vacances.
Dans la majorité des cas, Djawa convient très bien si tu veux un déjeuner simple, un dîner décontracté ou une adresse à recommander à quelqu’un qui découvre la cuisine indonésienne. Le ticket moyen reste raisonnable, ce qui en fait une option intéressante si tu veux manger bien sans exploser ton budget.
- Djawa
- 179 quai de Valmy, 10e
- Métro Louis Blanc
- Lundi-vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h 30, en continu le week-end
- Ticket moyen : 20 €
- Tél : 09 81 87 64 19
Sweetea’s : la K Culture
Sortant des classiques cantines à barbecue, Sweetea’s s’ouvre à la K-food culture. Ici, on est clairement dans une autre lecture de la cuisine coréenne : moins “restaurant figé”, plus coffee-shop coréen, comme ceux qui plaisent à la jeune génération de Séoul. La fondatrice, Carolin Jin, chinoise d’origine et passionnée par la Corée, a ouvert cette adresse dans la bouillonnante rue des Gravilliers. Résultat : une cantine et salon de thé au cadre minimaliste, où se croisent jeunes Coréens, trentenaires parisiens et touristes. Si tu hésites encore sur ce que veut dire “K-food”, cette adresse te donne une réponse très concrète : une cuisine populaire, actuelle, conviviale, pensée autant pour manger que pour prendre un dessert ou une boisson.
À la carte, les plats stars de la street-food sont bien là, avec le kimchi mozzarella en tête. C’est croustillant, gourmand, et suffisamment original pour marquer les esprits. La même idée existe en rice ball, ce qui permet de varier les formats selon ton appétit. Tu trouveras aussi des tacos, parce que les Coréens de Séoul aiment aussi la cuisine mexicaine, et un bibimbap décliné en plusieurs versions : bœuf mariné, porc, poisson ou vegan. Concrètement, c’est une carte qui te laisse choisir entre découverte, confort et option végétale, sans sacrifier la cohérence.
Le dessert mérite clairement le détour. La maison sert le bingsu, un grand classique coréen à base de glace pilée, de lait concentré, de toppings et parfois de haricots rouges. Si tu ne connais pas, c’est justement le genre de dessert qui change la perception qu’on peut avoir de la cuisine coréenne : c’est frais, ludique et très régressif. La glace à la mangue ou au matcha attire aussi beaucoup de monde à l’heure du thé. Dans la pratique, Sweetea’s fonctionne très bien si tu veux un repas plus léger, une pause gourmande ou une adresse où l’on peut venir autant pour un plat que pour un dessert.
On constate souvent que ce type de lieu plaît particulièrement à ceux qui aiment les restaurants “hybrides” : tu peux y déjeuner, y prendre un goûter, ou y revenir pour tester autre chose. Le ticket moyen reste dans une zone intermédiaire, ce qui en fait une adresse intéressante si tu veux une expérience plus complète qu’un simple snack coréen.
- Sweetea’s
- 61 rue des Gravilliers, 3e
- Métro Arts et Métiers
- Mardi-vendredi de 12 h à 15 h et de 19 h à 22 h, le week-end de midi à 22 h
- Ticket moyen : 25 €
- Tél : 01 48 87 81 79
Double Dragon : le feu du dragon
Après le succès de Servan, les sœurs Tatiana et Katia Levha reglamourisent le traditionnel chinois dans un restaurant de la rue Saint-Maur où la file d’attente peut dépasser l’heure. Dans les faits, cela veut dire une adresse très demandée, avec une vraie personnalité, et pas un restaurant asiatique interchangeable. L’endroit est gratté jusqu’à l’os, bardé de tablettes en formica, décoré de néons comme à Shanghai. À l’entrée, une cuisine ouverte installe tout de suite le ton, avec Antoine Villard aux commandes, connu pour son passage chez Septime et Fulgurances. Si tu aimes les lieux qui ont une identité forte et une cuisine qui ne fait pas semblant, tu comprends vite pourquoi l’adresse attire autant.
À la carte, les hors-d’œuvre donnent le ton avec des effets très marqués, à commencer par l’Extra Hot Dynamite, un nem qui cache un piment et peut te faire monter les larmes aux yeux. Ce n’est pas un restaurant “douceur” au sens classique du terme : ici, le piquant, le relief et la tension font partie de l’expérience. Pour calmer le feu, tu peux te rabattre sur les tomates cerise arc-en-ciel ou sur le rouleau de printemps au paleron de bœuf confit. Ensuite, place aux plats à partager, avec notamment le poulet jaune des Landes croustillant au tamarin et les joues de porc au caramel. Ce que cela implique pour toi, c’est qu’on est sur une cuisine plus ambitieuse, pensée pour être commandée à plusieurs et appréciée dans l’ordre, plat après plat.
En accompagnement, le maïs grillé au beurre de piment et de cacahuètes est un vrai incontournable. L’aubergine sautée apporte, elle, une respiration plus douce et plus ronde. Et en dessert, pas de version standardisée : le vrai final s’appelle Kassava cake, avec du manioc et une glace coco. Dans l’expérience globale, Double Dragon se distingue par sa capacité à mêler gourmandise, technique et caractère. C’est une bonne adresse si tu veux sortir des habitudes et découvrir une cuisine chinoise réinterprétée avec audace.
Le point à garder en tête, c’est la réservation : ici, il n’y en a pas. Si tu rencontres ce problème des longues files d’attente, il faut donc venir tôt ou accepter d’attendre. C’est souvent le prix à payer pour les adresses très recherchées, surtout quand elles ont une réputation solide et une carte qui fait parler d’elle.
- Double Dragon
- 52 rue Saint-Maur, 11e
- Métro Saint-Maur
- Du mercredi au dimanche. Mercredi de 19 h 30 à 22 h 30, jeudi à dimanche de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30
- Ticket moyen : 30 €
- Pas de réservation
Comment choisir selon ton envie du moment
Si tu veux aller droit au but, voici la logique la plus simple. Djawa est idéal si tu cherches une cuisine balinaise accessible, avec des options végétariennes et une ambiance lumineuse. Sweetea’s est le meilleur choix si tu veux découvrir la K-food dans une version moderne, entre plat coréen et dessert signature. Double Dragon, enfin, s’adresse à toi si tu préfères une table plus marquée, plus intense, avec des plats à partager et une vraie personnalité culinaire.
En pratique, le bon choix dépend surtout de trois critères : ton budget, le moment de la journée et ton envie de convivialité. Pour un déjeuner simple et efficace, Djawa fonctionne très bien. Pour un repas plus “tendance” avec dessert, Sweetea’s est particulièrement pertinent. Pour un dîner plus gastronomique dans l’esprit, avec du caractère et de l’attente possible, Double Dragon est souvent le plus marquant.
Les erreurs à éviter quand tu choisis une adresse asiatique à Paris
La première erreur, c’est de croire que toutes les cuisines asiatiques se ressemblent. En réalité, la cuisine indonésienne, la K-food et la cuisine chinoise revisitée n’ont ni les mêmes bases, ni les mêmes gestes, ni les mêmes équilibres. Si tu mélanges tout, tu risques de passer à côté de ce qui fait l’intérêt de chaque lieu.
La deuxième erreur, c’est de juger uniquement à partir du décor. Une belle terrasse ou un design soigné ne disent pas tout. Ce qui compte vraiment, c’est la cohérence entre l’ambiance, la carte et l’exécution des plats. Dans la majorité des cas, les meilleures adresses sont celles où l’identité est lisible dès la première commande.
Enfin, ne sous-estime pas l’organisation pratique : horaires, réservation, affluence, ticket moyen. Ce sont des détails qui changent tout dans l’expérience réelle. Si tu veux éviter la déception, regarde toujours si le restaurant correspond à ton usage : déjeuner rapide, dîner entre amis, sortie gourmande ou découverte culinaire.
FAQ
Djawa : comme à Bali
Djawa est une cantine balinaise à Paris qui mise sur les plats au wok, les parfums de citronnelle et de lait de coco, et une ambiance lumineuse au canal Saint-Martin. Tu y trouves aussi des options végétariennes et des desserts inspirés de l’Indonésie. C’est une bonne adresse si tu veux une cuisine accessible et dépaysante.
Sweetea’s : la K Culture
Sweetea’s est une adresse parisienne dédiée à la K-food culture, avec une carte coréenne moderne et un esprit coffee-shop. On y vient pour le bibimbap, les snacks comme le kimchi mozzarella et le bingsu. C’est un bon choix si tu veux découvrir la Corée dans une version conviviale et actuelle.
Double Dragon : le feu du dragon
Double Dragon propose une cuisine chinoise réinterprétée, avec des plats à partager et des saveurs marquées. L’adresse est connue pour son ambiance forte, sa cuisine ouverte et ses assiettes généreuses. Si tu aimes les restaurants qui ont du caractère, c’est une table à retenir.
Quel est le ticket moyen chez Djawa ?
Le ticket moyen chez Djawa est de 20 €. C’est l’adresse la plus abordable des trois. Dans la pratique, cela en fait une option intéressante pour un déjeuner ou un dîner sans trop monter en budget.
Quel est le ticket moyen chez Sweetea’s ?
Le ticket moyen chez Sweetea’s est de 25 €. Tu es donc sur un budget intermédiaire, cohérent avec une expérience complète entre plat, boisson et dessert. C’est une bonne option si tu veux te faire plaisir sans viser une table très haut de gamme.
Quel est le ticket moyen chez Double Dragon ?
Le ticket moyen chez Double Dragon est de 30 €. C’est la plus chère des trois adresses, ce qui s’explique par la proposition culinaire plus travaillée. Si tu veux une sortie plus marquante, ce budget reste raisonnable pour ce type d’expérience.
Peut-on manger végétarien chez Djawa ?
Oui, Djawa propose des versions végétariennes de tous ses plats. Tu peux choisir du tofu, du fruit du jacquier ou du tempeh selon les recettes. C’est particulièrement pratique si tu viens à plusieurs avec des régimes alimentaires différents.
Peut-on manger végétarien chez Sweetea’s ?
Oui, Sweetea’s propose notamment une version vegan du bibimbap. La carte permet donc de manger coréen sans viande, sans perdre l’esprit de la cuisine. C’est une vraie solution si tu cherches une adresse adaptée à un repas mixte.
Faut-il réserver chez Double Dragon ?
Non, Double Dragon ne prend pas de réservation. Il faut donc souvent venir tôt ou accepter d’attendre. Dans la pratique, mieux vaut prévoir un peu de marge si tu veux éviter la file.

