Les meilleurs restaurants asiatiques de Paris pour sortir des cantines standardisées sont, dans cette sélection, Djawa pour la cuisine balinaise, Sweetea’s pour la K-food et Double Dragon pour une cuisine chinoise réinventée. Ces trois adresses ont une vraie culture culinaire derrière leur carte, des plats emblématiques et, pour deux d’entre elles, de bonnes options végétariennes. Ce guide vous aide à comprendre ce que vous allez y trouver, à qui chaque table s’adresse et comment choisir selon votre envie du moment. Pour une sélection plus large, consultez aussi notre guide des meilleurs restaurants de Paris.
L’essentiel à retenir : trois adresses asiatiques se distinguent à Paris par leur identité forte, leur carte précise et leur ambiance soignée.
- Djawa mise sur une cuisine balinaise généreuse, parfumée et accessible.
- Sweetea’s propose une vraie expérience K-food, du bibimbap au bingsu.
- Double Dragon revisite la cuisine chinoise avec des plats à partager très travaillés, sans réservation.
- Le ticket moyen diffère d’une adresse à l’autre : 20 €, 25 € et 30 €.
- Les options végétariennes sont bien présentes, surtout chez Djawa et Sweetea’s.
Mis à jour le 12 octobre 2026
Quelles sont les meilleures adresses asiatiques à Paris en un coup d’œil ?
Voici un comparatif rapide des trois restaurants présentés dans ce guide. Les horaires et les tarifs pouvant évoluer, il reste prudent de les vérifier avant de vous déplacer.
| Restaurant | Cuisine | Adresse | Ticket moyen |
|---|---|---|---|
| Djawa | Balinaise | 179 quai de Valmy, 10e | 20 € |
| Sweetea’s | Coréenne (K-food) | 61 rue des Gravilliers, 3e | 25 € |
| Double Dragon | Chinoise revisitée | 52 rue Saint-Maur, 11e | 30 € |
Où manger une cuisine balinaise à Paris ?
Djawa : comme à Bali
Avec ses stores jaune soleil et sa terrasse, Djawa illumine le canal Saint-Martin de sa cuisine balinaise. Le concept est porté par Stéphanie Damdron, indonésienne d’origine, qui s’appuie sur 18 années passées à Djakarta et sur la cuisine de rue très populaire en Indonésie. Elle est associée à Frédéric Furman, et ensemble ils ont développé leur 5e restaurant à Paris. L’adresse évite les clichés faciles : les touches asiatiques sont bien dosées, dans une déco parisienne actuelle faite de céramique verte, de bois brut et de grandes tablées. Si vous voulez manger « asiatique » sans tomber dans le décor caricatural, Djawa est typiquement le genre de table qui rassure.
Dans l’assiette, le point fort est la cuisine au wok. Les plats sont parfumés au lait de coco, à la citronnelle et au gingembre, avec des saveurs franches mais équilibrées. La spécialité à tester en priorité est le nasi goreng, un grand classique de Bali, décliné ici avec de l’entrecôte ou du canard grillé. Vous pouvez aussi choisir le bœuf rendang fondant aux 12 épices ou les traditionnels satays de poulet. La carte n’a rien de « fourre-tout » : chaque plat a une logique gustative et une identité lisible dès la première bouchée.
Autre point pratique : tous les plats ont leur version végétarienne. Vous pouvez donc venir avec un ami végétarien sans vous poser de question. Les alternatives au tofu, au fruit du jacquier ou au tempeh sont bien pensées, et pas ajoutées pour cocher une case. Côté boisson, la sélection de jus de fruits frais change chaque jour, ce qui change des sodas classiques. Les desserts jouent la carte de la gourmandise : cookie à la feuille de pandan, tartelette à la mangue ou à l’avocat, sans oublier la bière Bintang, culte en Indonésie, pour prolonger l’ambiance vacances.
Djawa convient bien pour un déjeuner simple, un dîner décontracté ou pour faire découvrir la cuisine indonésienne à quelqu’un. Le ticket moyen reste raisonnable, ce qui permet de bien manger sans exploser son budget.
- Djawa
- 179 quai de Valmy, 10e
- Métro Louis Blanc
- Lundi-vendredi de 12 h à 14 h 30 et de 19 h à 22 h 30, en continu le week-end
- Ticket moyen : 20 €
- Tél : 09 81 87 64 19
Où goûter la K-food à Paris ?
Sweetea’s : la K Culture
Loin des classiques cantines à barbecue, Sweetea’s s’ouvre à la K-food culture. On y trouve une autre lecture de la cuisine coréenne : moins « restaurant figé », plus coffee-shop coréen, comme ceux qui plaisent à la jeune génération de Séoul. La fondatrice, Carolin Jin, chinoise d’origine et passionnée par la Corée, a ouvert cette adresse dans la bouillonnante rue des Gravilliers. Le résultat est une cantine et salon de thé au cadre minimaliste, où se croisent jeunes Coréens, trentenaires parisiens et touristes. Si vous hésitez sur ce que recouvre le terme « K-food », cette adresse en donne une définition très concrète : une cuisine populaire, actuelle et conviviale, pensée autant pour manger que pour prendre un dessert ou une boisson. Pour aller plus loin, découvrez aussi les restaurants coréens de la capitale.
À la carte, les plats stars de la street-food sont présents, avec le kimchi mozzarella en tête. C’est croustillant, gourmand et assez original pour marquer les esprits. La même idée existe en rice ball, ce qui permet de varier les formats selon votre appétit. Vous trouverez aussi des tacos, parce que les Coréens de Séoul apprécient aussi la cuisine mexicaine, et un bibimbap décliné en plusieurs versions : bœuf mariné, porc, poisson ou vegan. La carte laisse donc le choix entre découverte, confort et option végétale, sans perdre en cohérence.
Le dessert mérite le détour. La maison sert le bingsu, un grand classique coréen à base de glace pilée, de lait concentré, de toppings et parfois de haricots rouges. Si vous ne connaissez pas, c’est le genre de dessert qui change la perception de la cuisine coréenne : il est frais, ludique et très régressif. La glace à la mangue ou au matcha attire aussi beaucoup de monde à l’heure du thé. Sweetea’s fonctionne bien pour un repas plus léger, une pause gourmande ou une visite où l’on vient autant pour un plat que pour un dessert.
Ce type de lieu plaît particulièrement à ceux qui aiment les restaurants « hybrides » : on peut y déjeuner, y prendre un goûter ou y revenir pour tester autre chose. Le ticket moyen se situe dans une zone intermédiaire, ce qui convient si vous voulez une expérience plus complète qu’un simple snack coréen.
- Sweetea’s
- 61 rue des Gravilliers, 3e
- Métro Arts et Métiers
- Mardi-vendredi de 12 h à 15 h et de 19 h à 22 h, le week-end de midi à 22 h
- Ticket moyen : 25 €
- Tél : 01 48 87 81 79
Où manger chinois autrement à Paris ?
Double Dragon : le feu du dragon
Après le succès de Servan, les sœurs Tatiana et Katia Levha redonnent du glamour au traditionnel chinois dans un restaurant de la rue Saint-Maur, où la file d’attente peut dépasser l’heure. Il s’agit d’une adresse très demandée, avec une vraie personnalité, et non d’un restaurant asiatique interchangeable. L’endroit est gratté jusqu’à l’os, bardé de tablettes en formica et décoré de néons comme à Shanghai. À l’entrée, une cuisine ouverte donne le ton, avec Antoine Villard aux commandes, connu pour son passage chez Septime et Fulgurances. Si vous aimez les lieux à forte identité et une cuisine qui ne fait pas semblant, vous comprenez vite pourquoi l’adresse attire autant.
À la carte, les hors-d’œuvre donnent le ton avec des effets très marqués, à commencer par l’Extra Hot Dynamite, un nem qui cache un piment et peut faire monter les larmes aux yeux. Ce n’est pas un restaurant « douceur » : le piquant, le relief et la tension font partie de l’expérience. Pour calmer le feu, vous pouvez vous rabattre sur les tomates cerise arc-en-ciel ou sur le rouleau de printemps au paleron de bœuf confit. Viennent ensuite les plats à partager, avec notamment le poulet jaune des Landes croustillant au tamarin et les joues de porc au caramel. La cuisine est plus ambitieuse que dans une cantine classique, pensée pour être commandée à plusieurs et appréciée plat après plat.
En accompagnement, le maïs grillé au beurre de piment et de cacahuètes est à ne pas manquer. L’aubergine sautée apporte, elle, une respiration plus douce et plus ronde. En dessert, pas de version standardisée : le final s’appelle Kassava cake, avec du manioc et une glace coco. Double Dragon se distingue par sa capacité à mêler gourmandise, technique et caractère. C’est une bonne adresse pour sortir des habitudes et découvrir une cuisine chinoise réinterprétée avec audace.
Le point à garder en tête est l’absence de réservation. Face aux longues files d’attente, il faut venir tôt ou accepter d’attendre : c’est souvent le prix à payer pour les adresses très recherchées, surtout quand elles ont une réputation solide et une carte qui fait parler d’elle.
- Double Dragon
- 52 rue Saint-Maur, 11e
- Métro Saint-Maur
- Du mercredi au dimanche. Mercredi de 19 h 30 à 22 h 30, jeudi à dimanche de 12 h à 14 h 30 et de 19 h 30 à 22 h 30
- Ticket moyen : 30 €
- Pas de réservation
Comment choisir son restaurant asiatique selon son envie du moment ?
La logique la plus simple est la suivante. Djawa est idéal si vous cherchez une cuisine balinaise accessible, avec des options végétariennes et une ambiance lumineuse. Sweetea’s est le meilleur choix pour découvrir la K-food dans une version moderne, entre plat coréen et dessert signature. Double Dragon s’adresse à ceux qui préfèrent une table plus marquée et plus intense, avec des plats à partager et une vraie personnalité culinaire.
Le bon choix dépend surtout de trois critères : votre budget, le moment de la journée et votre envie de convivialité. Pour un déjeuner simple et efficace, Djawa fonctionne très bien. Pour un repas plus « tendance » avec dessert, Sweetea’s est particulièrement adapté. Pour un dîner plus gastronomique dans l’esprit, avec du caractère et de l’attente possible, Double Dragon est souvent le plus marquant. Et si l’envie vous prend de voyager encore un peu plus loin, jetez un œil aux meilleures adresses thaïlandaises ou aux restaurants afghans.
Quelles erreurs éviter quand on choisit une adresse asiatique à Paris ?
La première erreur est de croire que toutes les cuisines asiatiques se ressemblent. La cuisine indonésienne, la K-food et la cuisine chinoise revisitée n’ont ni les mêmes bases, ni les mêmes gestes, ni les mêmes équilibres. Tout mélanger, c’est risquer de passer à côté de ce qui fait l’intérêt de chaque lieu.
La deuxième erreur est de juger uniquement à partir du décor. Une belle terrasse ou un design soigné ne disent pas tout. Ce qui compte, c’est la cohérence entre l’ambiance, la carte et l’exécution des plats : les meilleures adresses sont généralement celles où l’identité est lisible dès la première commande.
Enfin, ne sous-estimez pas l’organisation pratique : horaires, réservation, affluence, ticket moyen. Ces détails changent beaucoup l’expérience réelle. Pour éviter la déception, vérifiez toujours que le restaurant correspond à votre usage : déjeuner rapide, dîner entre amis, sortie gourmande ou découverte culinaire.
En résumé, ces trois tables couvrent trois envies différentes, de la cuisine balinaise à la cuisine chinoise réinventée. Pour élargir la recherche, retrouvez toutes nos adresses dans le guide des meilleurs restaurants de Paris.

