Pour manger des desserts et pâtisseries japonaises à Paris, vous avez le choix entre des pâtisseries franco-japonaises, des salons de thé spécialisés dans les wagashi, une boulangerie inspirée du Japon et des restaurants qui servent des douceurs nippones. Ce guide vous aide à repérer les meilleures adresses, à comprendre ce qui distingue une pâtisserie japonaise d’une pâtisserie française et à savoir quoi commander selon vos envies.
L’essentiel à retenir : Paris offre un vrai panorama de pâtisseries japonaises, de wagashi, de desserts franco-japonais et de boulangeries inspirées du Japon.
- Les adresses de ce guide se répartissent surtout dans les 1er, 5e, 7e, 8e, 9e, 15e et 16e arrondissements.
- Mori Yoshida et Sadaharu Aoki sont des références pour une pâtisserie japonaise haut de gamme.
- Toraya et Chajin sont de très bons choix pour découvrir les wagashi et les desserts traditionnels japonais.
- Aki Boulangerie est l’adresse la plus connue pour une approche japonaise de la boulangerie à Paris.
- Les restaurants japonais parisiens proposent souvent des desserts au matcha, à l’azuki, au yuzu ou des daifuku.
Mis à jour le 12 octobre 2026
Où trouver les meilleures pâtisseries japonaises à Paris ?
Si vous voulez sortir des classiques éclairs, mille-feuilles et tartes aux fruits, les pâtisseries japonaises sont une excellente piste, tout comme le reste des meilleures pâtisseries de Paris. Elles ont souvent un équilibre plus fin en sucre, un soin très poussé dans la présentation et des associations de goûts plus délicates qu’on ne le pense. On y trouve autant des créations françaises revisitées que des desserts typiquement japonais. Les pâtisseries sont les adresses les plus nombreuses.
Mori Yoshida : une pâtisserie française revisitée
Mori Yoshida a ouvert sa pâtisserie en avril (année à vérifier avant de vous déplacer). C’est une adresse intéressante si vous voulez goûter une pâtisserie française revisitée avec une sensibilité japonaise très nette. On y trouve des desserts précis, élégants, souvent plus légers en sucre, avec une exécution soignée jusque dans le détail. Si vous hésitez entre plusieurs choix, le flan pâtissier, le cannelé, l’éclair au chocolat et la tartelette à la cerise font partie des valeurs sûres.
- Mori Yoshida
- 65 avenue de Breteuil
- 75007 Paris
Sadaharu Aoki : la pâtisserie franco-japonaise audacieuse
Sadaharu Aoki est une référence majeure à Paris pour qui veut découvrir une pâtisserie franco-japonaise plus audacieuse. Ses créations jouent souvent sur le thé vert, le sésame noir, les agrumes et les textures fines. Si vous aimez les desserts qui sortent du cadre sans devenir trop déroutants, vous pouvez commencer par le mille-feuille au thé vert, l’éclair au sésame noir ou la tarte chocolat-caramel. Le cheesecake au citron est aussi un bon repère si vous voulez quelque chose de plus accessible.
- Sadaharu Aoki
- 4 adresses :
- 25 Rue Pérignon, 75015 Paris
- 56 Boulevard de Port-Royal, 75005 Paris
- 35 Rue de Vaugirard, 75005 Paris
- Lafayette Gourmet (1er étage), 49 Boulevard Haussmann 75009 Paris
Où goûter des desserts japonais au restaurant à Paris ?
Les restaurants japonais de Paris sont aussi un excellent endroit pour découvrir pâtisseries et desserts japonais, sans forcément aller dans une pâtisserie spécialisée. Certains s’approvisionnent directement chez des pâtissiers japonais, d’autres proposent des desserts inspirés du Japon avec une touche plus occidentale. Vous pouvez ainsi tester le cheesecake au matcha, le tiramisu revisité, la glace au thé vert ou les desserts à l’azuki sans prévoir une sortie dédiée à la pâtisserie.
Voici quelques bonnes adresses à connaître :
- Issé Izakaya, 45 rue de Richelieu, 75001 Paris
- Benkay Teppan-Yaki – Hôtel Novotel Tour Eiffel, 61 quai de Grenelle, 75015 Paris
- Magokoro, 33 rue Lamartine, 75009 Paris
- Kura, 56 rue de Boulainvilliers, 75016 Paris
- Matsuri Victor Hugo, 119-121 avenue Victor Hugo, 75016 Paris
- Nodaïwa, 272 rue Saint-Honoré, 75001 Paris
- Benkay Washoku – Hôtel Novotel Tour Eiffel, 61 quai de Grenelle, 75015 Paris
- Le Bar à sushi Izumi, 55 boulevard des Batignolles, 75008 Paris
- Sakura Teppanyaki, 46 rue des Dames, 75017 Paris
- Koetsu, 42 rue Sainte Anne, 75002 Paris
Quels salons de thé japonais choisir pour des wagashi ?
Si vous préférez une pause plus calme, le salon de thé japonais est souvent le meilleur format. Vous y retrouvez des gâteaux servis avec plus de rituel, des textures très délicates et des produits emblématiques comme le matcha, le haricot rouge azuki ou le soja grillé. Vous pouvez y découvrir la pâtisserie japonaise dans un cadre plus posé, souvent plus adapté à une première approche.
Yamazaki : une porte d’entrée accessible
Yamazaki est une adresse intéressante si vous voulez goûter des gâteaux japonais plus accessibles. Le chiffon cake à la vanille reste une option simple et abordable, tandis que le gâteau matcha-pâte d’azuki permet de découvrir un duo très classique de la pâtisserie japonaise. C’est une bonne porte d’entrée si vous n’avez jamais testé ces saveurs.
- Yamazaki
- 6 chaussée de la Muette
- 75016 Paris
Toraya : les wagashi dans la tradition
Toraya est une maison très connue au Japon, avec une vraie légitimité sur les wagashi, ces pâtisseries japonaises raffinées souvent moins sucrées que les desserts occidentaux. L’intérêt est de goûter une tradition plus authentique, avec des préparations comme le Yokan à l’abricot ou l’Aoba no Tsuyu à base d’azuki blanc et de cœur d’azuki rouge. Pour comprendre ce qu’est une pâtisserie japonaise traditionnelle, c’est une adresse à ne pas manquer.
- Toraya
- 10 Rue Saint-Florentin
- 75001 Paris
Chajin : daifuku et ingrédients japonais
Chajin est particulièrement intéressant si vous voulez aller au-delà des desserts les plus connus. Les daifuku au soja grillé, à l’armoise ou au sésame noir offrent une expérience plus typée, avec une pâte de riz moelleuse et un cœur à l’azuki. On peut aussi y acheter de la pâte d’azuki ou de la pâte d’amande au matcha, ce qui est utile pour prolonger l’expérience chez vous ou comprendre les ingrédients de base de cette cuisine sucrée.
- Chajin
- 24 Rue Pasquier
- 75008 Paris
Existe-t-il une boulangerie japonaise à Paris ?
Oui, mais la boulangerie japonaise reste plus rare que la pâtisserie japonaise : une seule adresse notable figure dans ce guide. C’est logique, car la culture japonaise du pain s’exprime souvent par des produits hybrides, entre technique française et goût japonais. Pour comprendre cette tendance, Aki Boulangerie est l’exemple le plus parlant.
Aki Boulangerie : pain melon et viennoiseries à l’azuki
Aki Boulangerie propose des pains et des viennoiseries qui montrent bien l’influence japonaise sur la boulangerie parisienne. On y trouve par exemple du pain au curry, du pain au sésame et le fameux pain melon, très populaire au Japon. Le principe est simple : une mie tendre et classique, avec une croûte plus biscuitée. Vous pouvez aussi y tester un Paris-Brest à l’azuki ou des brioches fourrées à l’azuki, assez représentatifs du dialogue entre traditions française et japonaise.
- Aki Boulangerie
- 16 Rue Sainte-Anne
- 75001 Paris
Quel est le rôle des stagiaires japonais dans la pâtisserie parisienne ?
Pour comprendre pourquoi l’influence japonaise est aussi forte dans la pâtisserie parisienne, il faut regarder du côté des équipes de laboratoire. De nombreuses grandes maisons parisiennes ont accueilli des stagiaires ou apprentis japonais. Leur réputation repose sur une grande rigueur, un respect précis des recettes et une attention très forte aux proportions. Cette discipline est un vrai atout dans un métier où la régularité compte autant que la créativité.

Nadège de l’application sur iPad Paris Tokyo va dans le même sens : selon elle, les apprentis japonais se distinguent par leur capacité à reproduire les gestes avec précision et à sublimer les desserts traditionnels français. La pâtisserie parisienne ne s’est donc pas seulement inspirée du Japon sur le plan du goût ; elle a aussi intégré une culture du détail, du soin et de la présentation.
Les pâtissiers japonais sont aussi présents dans les palaces parisiens. Kiriko Nakamura, par exemple, a travaillé à l’Instant d’Or. Beaucoup ont suivi un double parcours de formation au Japon et en France, ce qui leur donne une vraie maîtrise des deux univers. Mori Yoshida, par exemple, est passé par l’école nationale supérieure de la pâtisserie à Yssingeaux, un passage qui explique en partie la précision de son travail.

Kenji Kobayashi a lui aussi marqué la scène parisienne. Après un début de carrière au Japon chez Paul, il a travaillé avec Christophe Vasseur pour Du Pain et des Idées. Il y a développé des créations autour du miel, du gingembre ou du sirop d’érable, avec des produits comme le croissant à la rose ou la brioche à la châtaigne. Ce parcours montre que l’influence japonaise à Paris ne se limite pas aux ingrédients : elle touche aussi la façon de penser une recette.
L’influence japonaise se retrouve également dans certaines tendances, comme l’usage du yuzu. La Pâtisserie des Rêves a par exemple consacré une saison au Japon avec un biscuit roulé au yuzu. C’est une bonne illustration de ce que le Japon apporte à Paris : des goûts plus nets, plus acidulés, plus précis, et une esthétique très travaillée.
Frédéric Cassel rappelle enfin un point essentiel : les wagashi mobilisent les cinq sens. Le visuel compte autant que le goût, l’emballage fait partie de l’expérience, et le nom même du dessert participe à l’émotion. Si vous découvrez ces pâtisseries pour la première fois, c’est souvent ce qui surprend le plus : on n’achète pas seulement une douceur, on vit une mise en scène complète.
Quels pâtissiers et boulangers français sont présents au Japon ?
Le mouvement fonctionne dans les deux sens. Beaucoup de pâtissiers français ont ouvert des boutiques au Japon, et cette circulation a renforcé les échanges entre les deux cultures. Pierre Hermé, Dalloyau, Jean-Paul Hévin, La Maison du Chocolat ou Ladurée sont présents sur le sol nippon. Fauchon a même décliné à Paris une gamme de thés et de macarons liée à ses meilleures ventes au Japon. Le Japon n’est donc pas seulement un marché : c’est aussi un moteur d’innovation pour les maisons françaises.
Les boulangers ne sont pas en reste. Gontran Cherrier s’est essayé au pain melon, Eric Kayser est présent au Japon et en Corée du Sud, et Frédéric Lalos y a aussi développé son activité. Si vous vous intéressez à la boulangerie artisanale, ce point est important : le pain japonais influence certaines recettes françaises, notamment sur les textures moelleuses, les garnitures et les formats plus gourmands.
Frédéric Pichard a, lui, puisé dans un stage au Japon pour inventer ses pichardises. Il a observé le gaspillage important lié au perfectionnisme des artisans japonais et a imaginé une manière de recycler les baguettes rassies en les trempant dans du caramel avant de les repasser au four. Cet exemple est parlant : l’influence japonaise ne se limite pas au goût, elle inspire aussi des solutions concrètes en atelier.
Dominique Saibron possède huit adresses à Tokyo et met en scène, comme à Paris, le boulanger au travail avec le fournil visible. Cette transparence est appréciée au Japon, où la mise en valeur du geste artisanal compte beaucoup. De son côté, Rodolphe Landemaine a ouvert une école de formation sur place, et sa maison doit beaucoup à sa rencontre avec Yoshimi Ishikawa. Le dôme pistache qui rend hommage au pain melon japonais résume bien cette hybridation réussie entre les deux cultures.
Enfin, un point pratique : importer les matières premières reste souvent compliqué. Le beurre, certaines farines ou certains ingrédients spécifiques ne se trouvent pas toujours facilement sur place, ce qui oblige les artisans à adapter leurs recettes ou à voyager avec leurs produits. Cela explique pourquoi certaines créations changent légèrement d’un pays à l’autre. Chez Frédéric Cassel, par exemple, les gâteaux sont fabriqués au Japon, mais les confiseries, chocolats et macarons sont importés de France.
Quelle adresse insolite essayer en bonus ?
Myu Myu : pâtisseries au durian
Myu Myu est une adresse plus originale, à la croisée de la boulangerie-pâtisserie et du salon de thé franco-chinois. Si vous voulez sortir des sentiers battus, c’est un lieu intéressant pour tester des pâtisseries au durian, avec un goût très marqué et très particulier. Ce n’est pas l’option la plus consensuelle, mais c’est justement ce qui peut plaire si vous cherchez des desserts différents. Dans le même esprit de pause sucrée un peu décalée, vous pouvez aussi essayer ce salon de bubble tea et ses pâtisseries.
- Myu Myu
- 17 Rue Philibert Lucot
- 75013 Paris
Comment choisir la bonne adresse selon ce que vous voulez goûter ?
Si vous hésitez encore, le plus simple est de choisir selon votre envie du moment. Toutes les adresses ne proposent pas la même expérience : certaines sont idéales pour une pâtisserie très raffinée, d’autres pour découvrir les wagashi, d’autres encore pour un goûter plus simple et plus accessible.
- Pour une pâtisserie japonaise haut de gamme : Mori Yoshida ou Sadaharu Aoki.
- Pour les wagashi traditionnels : Toraya ou Chajin.
- Pour une première découverte douce : Yamazaki.
- Pour la boulangerie japonaise : Aki Boulangerie.
- Pour un dessert japonais au restaurant : Issé Izakaya, Magokoro ou Koetsu.
Ce choix vous permet d’éviter les déceptions. Si vous cherchez un dessert très sucré et généreux, certaines maisons japonaises peuvent vous sembler plus sobres que prévu. À l’inverse, si vous aimez les goûts fins, les textures légères et les desserts très travaillés, vous risquez d’y revenir souvent. Pour comparer avec une signature plus française, les créations de Cyril Lignac offrent un contrepoint intéressant.
Quelles erreurs éviter quand on découvre les desserts japonais ?
Les mêmes erreurs reviennent souvent chez les personnes qui découvrent la pâtisserie japonaise à Paris. La première consiste à s’attendre à des desserts très sucrés : beaucoup de créations japonaises jouent sur l’équilibre, la subtilité et la texture plutôt que sur l’intensité du sucre. La deuxième erreur est de ne regarder que les visuels : un dessert discret peut être bien plus intéressant en bouche qu’une création spectaculaire.
Autre piège : confondre pâtisserie japonaise, dessert japonais et simple dessert au matcha. Le matcha n’est qu’un ingrédient parmi d’autres. Pour une vraie découverte, cherchez aussi l’azuki, le yuzu, le sésame noir, le soja grillé, le mochi ou le daifuku : ce sont ces produits qui donnent le plus juste aperçu de la culture sucrée japonaise. Pour élargir encore l’horizon, les pâtisseries orientales de Paris valent aussi le détour.
Enfin, ne négligez pas les salons de thé et les restaurants japonais. Beaucoup de personnes se limitent aux pâtisseries les plus connues alors que certaines des meilleures surprises se trouvent ailleurs. C’est en variant les formats que vous découvrez la richesse réelle de cette scène à Paris. Pour prolonger votre balade, consultez notre article sur les meilleures adresses japonaises à Paris, et si vous cherchez une autre douceur à associer à votre balade gourmande, jetez aussi un œil à notre sélection de glaces à Paris. Pensez à vérifier les horaires et la disponibilité des créations sur les sites officiels avant de vous déplacer.

