Mis à jour le 13 octobre 2026
Paris est la ville où la pâtisserie est devenue un art, avec ses chefs-vedettes, ses vitrines dignes de bijouteries et ses files d’attente le samedi. Pour vous éviter les déceptions, nous avons sélectionné des maisons établies, dont la qualité ne se dément pas d’une année sur l’autre. Cette page fait partie de notre dossier sur les spécialités gourmandes de Paris ; commençons par ce qui se mange à la petite cuillère.
Comment choisir la meilleure pâtisserie de Paris pour vous
Il n’existe pas une seule bonne réponse, mais trois familles d’adresses. Les maisons historiques (Stohrer, Ladurée, Angelina, Dalloyau) offrent des classiques exécutés depuis des générations et un décor qui vaut la visite. Les chefs pâtissiers devenus des marques (Pierre Hermé, Cédric Grolet, Cyril Lignac, Yann Couvreur) proposent des créations spectaculaires, souvent plus chères, à réserver ou à acheter tôt. Enfin, les artisans de quartier (Carl Marletti, Sébastien Gaudard, Des Gâteaux et du Pain) misent sur le goût pur, sans mise en scène. Le bon plan : goûter une adresse de chaque famille.
Les institutions historiques
Stohrer, au 51 rue Montorgueil (2e, métro Étienne Marcel ou Les Halles), est la plus ancienne pâtisserie de Paris : fondée en 1730 par le pâtissier du roi Louis XV, elle revendique l’invention du baba au rhum. La boutique, avec ses décors peints, est classée. Goûtez le baba, le puits d’amour et l’éclair.
Ladurée, née en 1862, est connue pour ses macarons mais sa maison de la rue Royale (8e, métro Concorde ou Madeleine) sert aussi des pâtisseries classiques dans un salon de thé Second Empire. Angelina, rue de Rivoli (1er, métro Tuileries), est l’adresse du Mont-Blanc (meringue, crème et vermicelles de marrons) et du chocolat chaud « l’Africain » : attendez-vous à faire la queue, mais le rituel vaut le coup en hiver.
Les chefs pâtissiers stars
Pierre Hermé
Le « Picasso de la pâtisserie » a sa boutique historique au 72 rue Bonaparte (6e, métro Saint-Sulpice), près de l’église Saint-Sulpice. L’Ispahan (rose, litchi, framboise) est sa création signature, déclinée en macaron, croissant et entremets. La tarte infiniment vanille est un autre classique. Plusieurs boutiques existent dans Paris, celle de Saint-Germain reste la plus complète.
Cédric Grolet
Chef pâtissier de l’hôtel Le Meurice, Cédric Grolet est devenu une star mondiale grâce à ses fruits sculptés en trompe-l’œil. Sa boutique de l’avenue de l’Opéra (2e, métro Opéra ou Pyramides) vend viennoiseries, cookies et ses pièces signatures. Les files sont longues dès l’ouverture et les fruits partent vite : venez tôt, ou consultez le site officiel pour les modalités de commande à l’avance.
Cyril Lignac et Yann Couvreur
La Pâtisserie Cyril Lignac a démarré rue Paul Bert (11e, métro Faidherbe-Chaligny) avant d’essaimer dans plusieurs arrondissements : l’Équinoxe (caramel, vanille, spéculoos) et la tarte au citron sont ses best-sellers. Retrouvez le détail de ses créations dans notre page sur les pâtisseries de Cyril Lignac. Yann Couvreur, installé avenue Parmentier (10e/11e, métro Goncourt) puis dans le Marais, est réputé pour son mille-feuille à la vanille de Madagascar préparé minute et ses créations autour du renard, emblème de la maison.
Les artisans de quartier que les Parisiens s’échangent
Carl Marletti, rue Censier (5e, métro Censier-Daubenton), est l’un des noms les plus cités par les connaisseurs pour son mille-feuille et sa tarte au citron, sans aucun tapage. Sébastien Gaudard, rue des Martyrs (9e, métro Notre-Dame-de-Lorette), joue la carte de la pâtisserie « à l’ancienne » : Paris-Brest, Saint-Honoré, puits d’amour et gâteaux de voyage dans une boutique rétro. Des Gâteaux et du Pain, la maison de Claire Damon (15e, métro Pasteur, et 7e), travaille les fruits de saison avec une précision remarquable.
Pour goûter plusieurs chefs sans traverser Paris, la boutique Fou de Pâtisserie, rue Montorgueil (2e), réunit dans une même vitrine les créations d’une dizaine de grands noms : idéal pour un premier repérage.
Et si vous voulez sortir des sentiers français, Paris regorge aussi de desserts japonais délicats et de pâtisseries orientales au miel et aux amandes, qui méritent un détour. Les amateurs de textures tendres pourront aussi déguster des mochis.
Les classiques à goûter absolument
- Paris-Brest : pâte à choux en couronne, crème pralinée. Le test d’une bonne maison.
- Saint-Honoré : choux caramélisés, crème chiboust ou chantilly, pâte feuilletée.
- Mille-feuille : trois couches de feuilletage caramélisé, crème vanille. À manger dans l’heure.
- Éclair : chocolat, café ou vanille ; les versions créatives se multiplient.
- Tarte au citron meringuée : acidité, sucre et texture, un équilibre qui trahit vite les maisons médiocres.
- Baba au rhum : à goûter chez Stohrer, son inventeur revendiqué.
Ces pâtisseries sont proches, par leur technique, des viennoiseries du matin. Si vous voulez juger une maison sur son feuilletage, notre comparatif pour dénicher le meilleur croissant de Paris est le complément idéal, tout comme notre sélection pour trouver les meilleurs pains au chocolat. Pour une gourmandise briochée et généreuse, découvrez aussi où manger une babka.
Conseils pratiques pour un après-midi pâtisserie
Le meilleur moment est le début d’après-midi en semaine : les vitrines ont été regarnies, les files sont courtes. Le samedi après-midi et le dimanche matin sont les plus chargés. Beaucoup de maisons ferment le lundi ; les grandes marques du 6e et du 8e ouvrent en général 7 jours sur 7, vérifiez sur leur site officiel.
Comptez un budget de l’ordre de quelques euros pour une pièce individuelle chez un artisan, davantage chez les chefs stars, et nettement plus si vous consommez au salon de thé. Demandez toujours une boîte et un sachet de glace si vous ne mangez pas tout de suite, surtout en été. Pour rapporter un souvenir, privilégiez les gâteaux de voyage (cakes, madeleines, sablés) qui tiennent plusieurs jours.
Si vous préférez une expérience encadrée, des ateliers de pâtisserie et des balades dégustation guidées existent dans plusieurs quartiers : réservez en ligne à l’avance, les créneaux du week-end partent en premier. Pour une pause plus décontractée, le salon de thé Ô Bubble dans le 18e mêle bubble tea et pâtisseries. Et n’oubliez pas que les pâtissiers ne sont pas les seuls à exceller dans le sucré : les boulangeries primées de Paris proposent souvent des tartes et des flans d’un niveau étonnant, à prix plus doux.
Questions fréquentes
Sources
- Sites officiels des maisons citées (Stohrer, Pierre Hermé, Ladurée, Cédric Grolet, Cyril Lignac, Yann Couvreur).
- Office du tourisme de Paris.
Saint-Germain, le Marais ou Montorgueil : choisissez le bon quartier grâce à notre guide pour savoir où dormir à Paris.
Adresses, jours d’ouverture et tarifs donnés à titre indicatif : vérifiez les informations officielles de chaque maison avant de vous déplacer.

