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quartier Denfert

L’histoire du quartier Denfert en 3 lieux emblématiques

Du coin, les Parisiens connaissent la rue Daguerre, cœur vivant du quartier, la Fondation Cartier ou encore cette sculpture de lion se dressant fièrement sur la place Denfert-Rochereau (du nom du gouverneur héroïque de la guerre franco-prussienne de 1870). Réplique du lion de Belfort, l’œuvre de Bartholdi (sculpteur de la Statue de la Liberté) accueille les nombreux visiteurs se rendant aux Catacombes voisines. Propice à la balade, Denfert renferme aussi quelques trésors architecturaux. Les voici.

Le passage d’Enfer

Le passage doit son nom à la « barrière d’Enfer », chemin de ronde qui longeait l’ancien mur des Fermiers Généraux à proximité. L’origine de cette étonnante dénomination proviendrait du « bois d’Enfer » qui couvrait le plateau avant son urbanisation ou du surnom de la porte Saint-Martin, « Porte de Fer », ouvrant la voie vers Orléans. L’architecture actuelle du passage date de 1857, lors de la construction de ce qui sera l’une des premières cités ouvrières parisiennes. Cette cité conserve aujourd’hui sa succession de petites maisons aux volets colorés, lui donnant un charme indéniable dans le quartier.

  • Passage d’Enfer, 14e
  • Métro Raspail

L’immeuble de la rue Campagne Première

Ce bâtiment construit en 1911 rappelle l’Art Nouveau par ses guirlandes de fleurs stylisées, ses boutons de roses et les cabochons ornés de spirales. Mais ces mêmes motifs, par leur disposition, annoncent un mouvement architectural plus moderniste, accentué par les larges baies vitrées et les lignes épurées. L’Art Déco n’est pas loin. L’immeuble est doté d’un haut standing : chauffage central et téléphone, équipements d’avant-garde pour l’époque. Ces 20 logements étaient destinés à des artistes, nombreux au début du 20e siècle à Montparnasse. L’ensemble de la rue attira Modigliani, Giacometti, Kandinsky, Miro, Picasso, Ernst, Satie, Duchamp, Picabia, Tzara, Aragon et Kiki de Montparnasse.

  • 31 rue Campagne Première, 14e
  • Métro Raspail

Les Catacombes de Paris

Lorsqu’on ferme le cimetière des Innocents au 18e siècle, il faut trouver un espace souterrain suffisamment grand pour accueillir les ossements. Les anciennes carrières au sud de la capitale, utilisées pendant 17 siècles pour construire les maisons parisiennes, feront parfaitement l’affaire. S’inspirant des catacombes italiennes, l’ossuaire municipal se remplit entre 1786 et 1860, vidant ainsi 17 cimetières parisiens pour des raisons évidentes de salubrité. Six millions d’ossements reposent aujourd’hui dans les Catacombes de Paris sur près de 11 000m2. Parmi les anonymes, de nombreuses personnalités y reposent comme Rabelais, Racine, Danton et Robespierre, Lully, Pascal ou encore Montesquieu.

  • 1 avenue du Colonel Henry Rol-Tanguy, 14e
  • Métro Denfert-Rochereau

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