Les Lundis de la philo de Charles Pépin au mk2 sont des conférences grand public, d’environ 1h30 suivies d’un temps d’échanges avec la salle, où la philosophie s’applique à la vie quotidienne. Depuis 2011, ce rendez-vous attire un public qui veut réfléchir sans se sentir de retour sur les bancs du lycée. On y aborde la créativité, le courage, l’amour, le burn-out, l’intuition ou encore la nuance, toujours avec un angle concret. Pour d’autres idées de soirées, retrouvez nos sorties à Paris.
L’essentiel à retenir : les Lundis de la philo sont des conférences grand public où Charles Pépin traite des questions de vie quotidienne avec une approche concrète, vivante et accessible.
- Le format combine environ 1h30 de conférence et 20 minutes d’échanges avec le public.
- Le ton est clair, ludique et loin du cours de philo scolaire.
- Les thèmes parlent de vie réelle : amour, travail, décision, corps, parentalité, burn-out, nuance.
- Les séances ont lieu au mk2 Bastille et au mk2 Odéon.
- Lors de la saison présentée ci-dessous, le tarif plein était de 16 € et le tarif réduit de 9 € (à vérifier sur le site du mk2).
Mis à jour le 12 octobre 2026
Les Lundis de la philo, est-ce vraiment accessible aux non-initiés ?
Oui : les Lundis de la philo sont pensés pour celles et ceux qui gardent un mauvais souvenir de la philosophie scolaire. Sur la page dédiée du mk2, ils sont présentés comme des sujets philosophiques traités sous un angle existentiel et concret, avec des réponses engagées avant d’être soumises au débat. Vous ne venez pas apprendre par cœur des notions abstraites, mais comprendre ce que la philosophie peut vous apporter dans votre vie de tous les jours.
Charles Pépin prend un thème simple en apparence, comme Qu’est-ce que la créativité ?, Peut-on apprendre à oser ? ou Qu’est-ce qu’une bonne décision ?, et le transforme en réflexion utile, vivante et souvent très personnelle. Si vous aimez réfléchir sans jargon inutile, ce format est fait pour vous.
Le principe est simple : une conférence d’environ 1h30, puis un temps de questions-réponses d’une vingtaine de minutes. Ce découpage laisse le temps d’installer une idée, de la développer, puis de la confronter au public. Vous ne restez pas spectateur : vous entrez dans la discussion.
La philosophie redevient ainsi un outil de lecture du réel. Vous ressortez rarement avec une réponse définitive, mais souvent avec une façon plus juste de poser le problème, ce qui est généralement beaucoup plus utile.
Pourquoi ce rendez-vous fonctionne-t-il aussi bien ?
La force de Charles Pépin tient à sa manière d’être à la fois professeur, conteur et passeur d’idées. Sur scène, il ne donne pas un cours figé : il parle avec énergie, ponctue son propos d’humour et garde un rythme qui maintient l’attention. Si vous craignez de vous ennuyer dans une conférence philosophique, c’est précisément ce point qui rassure.
On constate souvent que les gens viennent pour le sujet, puis restent pour la manière. La forme compte autant que le fond : une parole claire, des exemples concrets, des références bien choisies et une capacité à relier les grands auteurs à des situations très actuelles. C’est ce mélange qui rend l’expérience mémorable.
Le public est aussi varié. Vous pouvez y croiser des habitués de longue date, des curieux qui découvrent le format, des personnes qui aiment la culture sans être spécialistes de philosophie. Cette diversité crée une ambiance sérieuse sans être pesante, intellectuelle sans être fermée.
C’est aussi ce qui explique l’effet « bonne soirée utile » : on sort avec des idées, des citations, parfois des notes dans un carnet, mais surtout avec l’impression d’avoir nourri quelque chose d’important. Dans un autre registre, notre test d’un dîner dans le noir réserve aussi une soirée marquante.
Qu’apporte Charles Pépin à la réflexion ?
Charles Pépin ne cherche pas seulement à expliquer la philosophie ; il cherche à la rendre opérante. Lorsqu’il parle de la poésie, par exemple, il ne la réduit pas à un art décoratif : il montre qu’elle peut réveiller notre regard, nous sortir des slogans et nous aider à retrouver la singularité du monde.
Ce type de démonstration relie immédiatement une idée abstraite à une expérience vécue. Si vous vous êtes déjà senti noyé dans les discours tout faits, dans les injonctions à « penser positif » ou dans les formules convenues, vous comprenez vite l’intérêt d’une approche plus fine. La philosophie sert ici à remettre du relief là où tout devient plat.
Pépin ne distribue pas des certitudes, il ouvre des pistes. C’est souvent la meilleure manière d’aider quelqu’un à réfléchir : cela vous oblige à vous positionner, à comparer, à nuancer. C’est plus exigeant qu’une réponse toute prête, mais beaucoup plus fécond.
Si vous aimez les références littéraires et philosophiques, vous y trouverez aussi de quoi nourrir votre curiosité. Ce type de conférence peut donner envie d’aller plus loin, de relire un auteur, de noter un livre, ou simplement de revoir votre manière d’aborder un problème personnel.
Qui est Charles Pépin ?
Charles Pépin est agrégé de philosophie, diplômé de Sciences Po Paris et d’HEC. Il est aussi professeur, conférencier et romancier. Ce parcours explique sa capacité à parler à un public large sans simplifier à l’excès ni perdre en rigueur.
Son succès s’est renforcé avec La confiance en soi, un livre qui a beaucoup circulé et qui a contribué à faire connaître son travail au-delà du cercle des amateurs de philosophie. Cette visibilité tient aussi à un vrai talent de vulgarisation, au sens noble du terme : rendre accessible sans appauvrir.
Son approche ne vise pas à impressionner, mais à rendre la pensée utile. C’est ce qui fait la différence entre une conférence qu’on oublie et une conférence qui laisse une trace.
À quoi s’attendre pendant une séance ?
Vous vous installez dans une salle de cinéma mk2, souvent dans un fauteuil rouge, avec un public attentif et un cadre qui favorise l’écoute. Le format est simple, mais il fonctionne bien : une prise de parole structurée, un fil rouge clair, puis un échange final avec la salle. Si le confort du fauteuil vous intéresse, découvrez aussi les séances de ciné allongé au mk2 Nation.
Le sujet du jour peut aller d’une question très intime, comme Jusqu’où faut-il s’écouter ?, à une interrogation plus collective, comme Peut-on encore croire au progrès ?. Tous ces thèmes sont ancrés dans la vie réelle : vous n’êtes jamais loin de vos propres préoccupations.
Le meilleur réflexe est de venir avec une question en tête. Pas besoin d’avoir une réponse prête : une tension, une hésitation ou une curiosité suffisent. C’est souvent là que la conférence devient la plus utile, parce qu’elle éclaire une zone floue de votre vie ou de votre manière de penser.
Si vous aimez prendre des notes, prévoyez de quoi écrire. Beaucoup de participants repartent avec des idées à relire plus tard, ce qui montre que le contenu ne s’épuise pas à la fin de la séance.
Quelles sont les informations pratiques (lieux, horaires, tarifs) ?
Les informations ci-dessous correspondent à la saison 2022-2023, du lundi 5 septembre 2022 au lundi 26 juin 2023. Les dates, horaires et tarifs peuvent évoluer d’une saison à l’autre : à vérifier avant de vous déplacer sur le site du mk2.
Horaires :
Le lundi à 12h30 au mk2 Bastille, côté Beaumarchais.
Le lundi à 18h30 au mk2 Odéon, côté Saint-Germain.
Tarifs :
Tarif plein : 16 €.
Tarif étudiant, demandeur d’emploi ou moins de 18 ans : 9 €.
Les réservations se font sur le site du mk2. Pour vous assurer une place, mieux vaut anticiper, surtout pour les séances les plus attractives ou les thématiques qui parlent davantage au public.
Si vous avez manqué une séance, il existe aussi des coffrets DVD des Lundis de la philo. C’est utile pour revoir un thème ou découvrir plusieurs conférences à votre rythme.
Quel était le programme complet des Lundis de la philo ?
Voici le programme de la saison 2022-2023, qui donne une bonne idée de la variété des sujets abordés.
| 5 septembre 2022 | Qu’est-ce que s’engager dans l’existence ? |
| 12 septembre 2022 | Qu’est-ce qui peut vraiment changer la vie ? |
| 19 septembre 2022 | « Il faut oublier, tout peut s’oublier », chante Brel dans Ne me quitte pas. N’est-ce pas la plus fausse des promesses ? Peut-on vraiment oublier les souffrances du passé ? |
| 26 septembre 2022 | Qu’est-ce qu’une action juste ? |
| 3 octobre 2022 | Avons-nous parfois le droit d’être agressifs ? |
| 10 octobre 2022 | Que reste-t-il de l’amour (au temps des algorithmes) ? |
| 17 octobre 2022 | Qu’est-ce que s’exprimer ? |
| 7 novembre 2022 | Peut-on encore croire au progrès ? |
| 14 novembre 2022 | Qu’est-ce qui distingue une œuvre d’art d’un objet décoratif ? Quand y a-t-il art ? |
| 21 novembre 2022 | Le bonheur n’est-il qu’un idéal de l’imagination ? |
| 28 novembre 2022 | Peut-on vraiment « passer à côté » de quelqu’un ? |
| 5 décembre 2022 | Suis-je mon cerveau ou mon corps ? Avec Albert Moukheiber |
| 12 décembre 2022 | De quoi le burn-out est-il le nom ? |
| 9 janvier 2023 | Aimer est-il plus fort que d’être aimé ? |
| 16 janvier 2023 | Pouvons-nous cesser de tourner en rond ? |
| 23 janvier 2023 | Jusqu’où faut-il s’écouter ? |
| 30 janvier 2023 | Qu’est-ce qui distingue la tristesse de la dépression ? |
| 6 février 2023 | Qu’est-ce que mon corps dit de moi ? |
| 13 février 2023 | Peut-on être un bon parent ? |
| 6 mars 2023 | Le pouvoir peut-il ne pas rendre fou ? |
| 13 mars 2023 | Ce que vous niez vous soumet-il ? |
| 20 mars 2023 | Le fair play peut-il être une philosophie de vie ? |
| 27 mars 2023 | Peut-on être solaire au quotidien ? |
| 3 avril 2023 | Faut-il vraiment être « aligné » ? |
| 17 avril 2023 | Qu’est-ce qui distingue l’instinct de l’intuition ? |
| 15 mai 2023 | Comment réussir à aller de l’avant ? |
| 22 mai 2023 | « Je ne suis pas blessé, a un jour répondu Nadal agacé ; je joue avec mes blessures, c’est différent ». Et si c’était la plus belle métaphore de la vie ? |
| 30 mai 2023 | Qu’est-ce qu’un bel échange ? |
| 5 juin 2023 | Et si nous retrouvions le sens de la nuance ? |
| 12 juin 2023 | Qu’est-ce qui est vraiment sérieux ? |
| 19 juin 2023 | Le soleil et la mort peuvent-ils se regarder en face ? |
| 26 juin 2023 | Peut-on bien se quitter ? |
Quelles erreurs éviter pour profiter de ce rendez-vous ?
La première erreur est d’attendre une conférence académique au sens strict. Si vous venez avec cette attente, vous risquez de passer à côté de la proposition réelle : l’objectif n’est pas de démontrer, mais de faire penser. Ce n’est pas moins exigeant, c’est simplement différent.
Deuxième piège : croire qu’il faut déjà être passionné de philosophie pour apprécier. C’est souvent l’inverse. Ce format est particulièrement intéressant si vous êtes curieux, si vous voulez comprendre un sujet de vie concrète ou si vous cherchez une porte d’entrée vers la pensée philosophique.
Troisième erreur : écouter passivement sans relier le propos à votre propre expérience. C’est pourtant là que la séance prend tout son sens. Si vous vous demandez « qu’est-ce que cela change pour moi ? », vous en tirerez beaucoup plus.
Enfin, ne sous-estimez pas le débat final. Les questions du public permettent de préciser une idée, de la contester ou de l’approfondir, et font souvent émerger les formulations les plus utiles. Pour continuer la soirée entre amis, lisez aussi notre retour sur les soirées #UYP, ou, pour prendre soin de vous, la méthode Lagree. Et pour d’autres rendez-vous culturels, retrouvez toutes nos idées de sorties à Paris.

