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Jim Morrison
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Les adresses parisiennes de Jim Morrison

Le 8 décembre 1943, De Gaulle décide de reconquérir l’Indochine. Parallèlement, vient au monde, dans ce climat de peur et de terreur, un personnage qui aura marqué son époque. Il aurait eu 73 ans aujourd’hui, mais cela fait déjà 45 ans depuis de funestes circonstances que Jim Morrison nous a quitté.

Ici, l’heure n’est pas aux lamentations quant aux causes obscures de la mort du chanteur ou sur l’état actuel du lieu de pèlerinage que représente sa tombe/sanctuaire au cimetière du Père Lachaise, mais plutôt à retracer ses habitudes parisiennes. Un prétexte de plus pour flâner dans les rues de la capitale, prendre un petit verre tout en se prenant pour une rockstar, sans la mort tragique évidemment.

Pour rappel, la présence de Jim à Paris s’explique par son idylle avec Pamela Courson qu’il rejoint au printemps 1971. Le leader des Doors appréciait particulièrement l’Hôtel George V, situé sur les Champs-Elysées, où il y avait séjourné avec le groupe un an avant de s’installer à Paris. C’est le premier endroit où il retrouve Pamela lorsqu’il s’installe à Paris. Il disait de cet hôtel que c’était une sorte de Maison Close.

Ils déménagèrent ensuite au, maintenant mythique, 17 Rue de Beautreillis, dans le Marais. Quartier dans lequel Jim Morrison aimait flâner et y faire ses courses, notamment au Vin des Pyrénées, 25 rue Beautreillis, maintenant devenu un restaurant qui a conservé le nom de l’ancienne boutique. S’il aimait le Marais, le petit Village de Saint-Germains des Prés ne le laissait pas indifférent.

Notamment le fameux Café de Flore et Les Deux Magots, hauts lieux de fréquentation du microcosme artistique de l’époque (initiée par ceux de la Belle Epoque). Ne parlant pas tellement français, Jim ne pouvait s’abreuver de poèmes au spleen Baudelairien, c’est pour cette raison qu’il fréquentait régulièrement la librairie Shakespear and Co, une librairie à l’accent British marqué dans le 5e.

Enfin, endroit incontournable des nuits parisiennes, le Rock and Roll Circus, club fréquenté par la moitié du star-système de l’époque, de Mick Jagger à Polanski en passant par Polnareff, que Morrison affectionnait (peut-être un peu trop) particulièrement.

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